Une palette de solutions pour les investisseurs privés

02/02/2026 - source : Investissement Conseils

Avec une offre combinant SCPI, club deals et fonds professionnels – dont certains éligibles au dispositif 150-0 B ter – Aroxys s’impose comme une jeune société de gestion dynamique. Présentation en compagnie d’Ara Adjennian, président-fondateur, et de Stephan Besnainou, directeur commercial et associé. Ara Adjennian, président-fondateur d’Aroxys. Ara Adjennian, président-fondateur d’Aroxys. Stephan Besnainou, directeur commercial et associé d’Aroxys. Stephan Besnainou, directeur commercial et associé d’Aroxys.

Investissement Conseils :Pourriez-vous nous présenter votre société de gestion Aroxys ?

Ara Adjennian : Fondée en 2024, Aroxys est une société de gestion indépendante agréée par l’Autorité des marchés financiers, composée de sept collaborateurs.

Portée par une équipe expérimentée issue de grandesmaisons de gestion d’actifs et associés au capital, nous développons des fonds innovants, en phase avec les attentesdes investisseurs d’aujourd’hui, qu’ils soient particuliers ou professionnels.

Avant la création d’Aroxys, j’ai construit mon expertise chez HSBC, où j’étais en charge des acquisitions pour la SCPI Elysée Pierre et HSBC Assurance, puis au sein de sociétés de gestion anglo-saxonnes, telles que Henderson GI (devenue Nuveen) et Thor Equities, en opérant pour des investisseurs institutionnels. J’ai également fondé – et été actionnaire – de Mimco Asset Management, où j’ai exercé la fonction de directeur général jusqu’en 2023.

Aroxys a pour ambition d’offrir aux investisseurs privés une qualité de gestion digne des standards institutionnels, en s’appuyant sur les principes éprouvés des grands fonds d’investissement auprès desquels j’ai acquis mon expérience.

Stephan Besnainou : Pour ma part, j’ai rejoint Aroxys après avoir été conseiller en gestion de patrimoine, puis avoir travaillé chez Turgot AM et le groupe Magellim.

Notre société se développe autour de deux principaux axes : la gestion et la distribution de solutions d’investissement accessible au grand public innovant, dont la SCPI New Gen, etla gestion de fonds sur mesure pour les investisseurs institutionnels ou basée sur des convictions de marché à destination d’investisseurs professionnels, pour la trésorerie d’entreprises et family offices accessibles à partir de 100 000 euros, notamment à travers la SLP Asrep I (logistique intra urbaine) et des clubs deals.

Quels sont la stratégie de gestion et les objectifs de performance de la SCPI New Gen ?

A. A. :Lancée en juin dernier, New Gen, SCPI résolument européenne et diversifiée, adopte une stratégie d’investissement affirmant son ambition de couvrir un large spectre géographique et sectoriel, tant à l’échelle des pays que des différents segments immobiliers. En effet, la diversification est nécessaire pour être agile selon les conditions de marché et elle permet de défendre la valeur du véhicule en cas de retournement. Côté géographique, nous avons d’ores et déjà notre feuille de route, avec une répartition cible des actifs s’appuyant sur des indicateurs fondamentaux macroéconomiques, ESG et sur sa data, garantissant ainsi une gestion stratégique, responsable et orientée vers la performance à long terme. Cette construction de portefeuille est le fruit de l’analyse sur des données historiques. S’agissant de la typologie d’immobilier, nous investissons selon les indicateurs fondamentaux à l’instant T et selon les cycles des différentes classes d’actifs, lesquels évoluent avec les modes de consommation.

S. B. : New Gen a aussi la particularité d’être la première et seule SCPI agréée Eltif 2, ce qui nous permet de distribuer dans l’ensemble des pays de l’Union européenne. Avec une base élargie de potentiels investisseurs, cela nous permettra d’avoir une meilleure liquidité à long terme. Surtout, le format Eltif 2 nous impose des contraintes qui, au final, sont des règles de bonne gestion, notamment s’agissant des ratios d’emprise. Ainsi,nous ne pouvons pas investir dans de gros actifs, actuellement de 1 à 5 millions d’euros. Cela nous convient, car nous cherchons à déployer une gestion très granulaire.

Par ailleurs, ce fonds se veut accessible, avec un prix de part fixé à 100 euros et une souscription totalement digitalisée. Cette accessibilité est fondamentale, notamment pour les jeunes investisseurs qui peuvent ainsi épargner régulièrement, selon leurs capacité et leur situation : de façon programmée et/ou en démembrement. Enfin, la SCPI vise un rendement de 7 % brut et ses droits d’entrée sont fixés à 10 %.

Comment investissez-vous ?

A. A. : Ce sont les acquisitions qui dictent la collecte : dès lors qu’une opération a été identifiée, nous accélérons notre collecte. En effet, attention au mécanisme du délai de jouissance qui vient gonfler artificiellement le rendement des SCP…

Deux acquisitions ont été réalisées et une troisième est en cours. Elles portent sur des actifs dont les rendements étaient supérieurs à 8 %, notamment en Hollande où le pouvoir d’achat et l’activité économique sont en forte hausse.

Cette SCPI investira-t-elle en France ?

A. A. : Elle a bien entendu vocation à investir en France, mais dans un second temps. La fiscalité actuelle dans l’Hexagone est rédhibitoire. Quand elle atteint 25,8 % aux Pays-Bas ou 15,8 % en Allemagne, elle s’élève à 58,2 % en France.

S. B. : Bien sûr, la fiscalité ne doit pas être le seul guide d’un investissement, et nous sommes les premiers à regretter que des milliards d’euros de collecte soient déployés en dehors de nos frontières, mais force est de constater que l’écart de traitement est gigantesque. D’ailleurs, nos partenaires conseillers en gestion de patrimoine et leurs clients ne souhaitent pas investir en France…

Qu’en est-il de sa collecte ?

S. B. : En cinq mois et à fin 2025, nous avions collecté près de 8 millions d’euros. Néanmoins, nous ne faisons pas la course à la taille et cherchons à piloter notre collecte pour investir dans de bonnes conditions. La gestion d’une SCPI s’envisage sur le très long terme pour assurer une bonne distribution des revenus et préserver la valeur du patrimoine.

Pourriez-vous nous présenter la SLP Asrep 1 (ANO Strategic Real Estate Partners 1) ?

A. A. : Ce véhicule accessible à partir de 100 000 euros s’adresse aux investisseurs professionnels. Créé en septembre 2024, il se positionne sur des actifs de la logistique du dernier kilomètre à Paris intra-muros, notamment pour les réserves déportées des commerçants, avec une approche value-add. Ainsi, il vise à investir dans des actifs obsolètes – plus particulièrement des espaces mal ou peu occupés dans la capitale, comme des sous-sols, parkings non exploités et des friches industrielles – pour en faire des espaces de stockage.

S. B. : Côté fiscalité pour les personnes physiques, ce fonds est éligible au dispositif de l’article 150-0 B ter du CGI, sans fiscalité sur une éventuelle plus-value et hors IFI. Pour les personnes morales, l’impôt sur les plus-values est limité à 15 %. La durée d’investissement est de six ans minimum.

Nous visons un rendement de 12 % et une collecte d’une quarantaine de millions d’euros (10 millions d’euros actuellement).

Qu’en est-il de Déficitimmo, la SCPI lancée par Anozys ?

A. A. : Nous continuons d’assurer la gestion de cette SCPI résidentielle de déficit foncier. Nous avons encore récemment acquis des appartements à Toulon, satisfaisant l’objectif des investisseurs de bénéficier d’un déficit sur leurs revenus fonciers de l’année, à hauteur de 55 % de leur investissement. Nous n’avons pas vocation à renouveler ce type de produit.

En matière de clubs deals, vous avez récemment lancé l’opération Carré Mont Blanc.

S. B. : L’objectif des clubs deals est de réunir des investisseurs autour d’une opération de type value-add. Pour Carré Mont Blanc, nous visons 18 millions d’euros de collecte, avec la volonté d’être accessible, ici aussi, puisque le ticket d’entrée est fixé à minimum 10 000 euros. Il s’agit d’un actif basé à la frontière suisse, pour lequel nous avons obtenu un prix inférieur à sa valeur d’expertise. Il bénéficie d’un bail avec un exploitant qui a récemment acquis le fonds de commerce pour 46 millions d’euros. Nous souhaitons donc capitaliser sur la captivitédu locataire afin de déboucler cette opération sur trente mois, sans être forcément contraints par le temps, étant donné la pérennité de la perception des revenus locatifs. L’objectif de rendement est de 10 % pour ceux ayant investi entre 10 000 et 100 000 euros, 12 % au-delà.

D’autres projets sont dans les cartons, principalement des adresses luxueuses à Paris.

Quels sont vos objectifs pour Aroxys ?

A. A. : Nous avons achevé l’année 2025 avec plus de 100 millions d’euros d’encours. Notre volonté est de doubler de taille chaque année. Pour notre SCPI, il s’agira d’atteindre les 100 millions d’euros d’encours deux ans après son lancement.