Une offre ETF pour les CGP

08/09/2025 - source : Investissement Conseils

A l’occasion de son dixième anniversaire, Yomoni élargit sa distribution à la clientèle intermédiée. Explications de Sébastien d’Ornano, son président et fondateur. 

2090 sur trois ansInvestissement Conseils : Quel bilan pouvez-vous tirer des dix ans de Yomoni ?Sébastien d’Ornano : Ces dix années ont été autant d’années de croissance et d’innovation pour les épargnants français. En 2015, la gestion pilotée en ligne via des ETF était encore une nouveauté, et nous avons pu démontrer la qualité de notre gestion par nos performances. Forte de ses quatre-vingt-cinq collaborateurs, Yomoni entretient aujourd’hui une relation phygitale avec soixante-dix mille clients. Nos encours sous gestion s’élèvent à 1,75 milliard d’euros, dont 95 % d’UC, avec une croissance continue de 35 à 40 % par an depuis notre création. Par exemple, notre collecte s’élève à 300 millions sur le premier semestre 2025. Nous avons étoffé notre offre avec l’assurance-vie, le PER, la gestion de compte-titres et le PEA. Nous poursuivons nos développements autour de l’intelligence artificielle via l’intégration d’un assistant conversationnel accessible 24 h/24, capable de répondre à toutes les questions sur la base des données statiques de Yomoni, et un outil destiné à l’optimisation des capacités de conseil et à l’orientation des demandes entrantes. De plus, une assurance-vie multicompartiments est désormais proposée en partenariat avec Suravenir. Enfin, nous venons de lancer une offre dédiée au BtoB, Althéis.Pour quelles raisons lancez-vous cette offre ?En tant qu’ancien CEO de LFDE pendant dix ans, j’ai pu appréhender les problématiques et besoins des CGP et family offices. Aujourd’hui, les CGP, ne pouvant ignorer les ETF, se doivent de les intégrer dans les allocations d’actifs de leurs clients, lesquels affirment de plus en plus leur appétit pour ces véhicules aux frais réduits. La profession ne peut éluder la vague de croissance des ETF. Néanmoins, les modèles économiques des ETF et des CGP sont difficilement compatibles. C’est pourquoi nous ouvrons aux professionnels la possibilité de distribuer nos mandats, en leur reversant une partie de nos frais de gestion. Avec nous, ils disposent d’une solution pour répondre à cette demande. Nos dix années de track-record parlent pour nous, et la clientèle intermédiée constitue pour Yomoni un nouveau relais de croissance. Si des contacts existaient et que des mandats étaient déjà gérés pour le compte de CGP, cela restait artisanal. Avec Althéis, nous proposons une offre globale et structurée.Que proposez-vous ?Nous avons co-construit une offre avec le cabinet de family office lillois Herest en partant des besoins des clients. Cette offre BtoBtoC repose sur deux axes : des mandats gérés en assurance-vie chez Vie Plus et une offre en compte-titres et PEA développée chez Yomoni avec une plate-forme digitale pour réaliser les souscriptions, le suivi client, etc. Cette offre est accessible à toutes les catégories de clients : personnes physiques et morales, clients étrangers, etc. Côté humain, nous avons recruté Gauthier Haem, en tant que directeur du développement, qui connaît bien le marché des CGP, notamment pour avoir travaillé pendant cinq années chez Primonial. Il sera en charge de l’animation de ce segment de distribution. Par ailleurs, un gérant est totalement dédié à cette clientèle.Quels mandats proposez-vous ?Au sein du contrat Patrimoine Vie Plus, quatre profils sont accessibles : prudent, équilibré, dynamique et audacieux. Sur les compte-titres et PEA, différents niveaux de profil de risque sont mis en place. Le CGP, en compagnie de son client, peut également y intégrer des thématiques selon les pondérations de leur choix avec une approche cœur-satellite à partir de 1 million d’euros. Actuellement, quatre sont proposées : avec le digital (dont la blockchain), la défense avec deux ou trois sous-jacents (comprenant la cybersécurité et l’aérospatial) et l’impact avec une approche respectant les accords de Paris. Nous travaillons également sur une thématique IA permettant de se diversifier sur toute la chaîne de valeur. Notons que pour le PEA, nous proposons une gestion internationale du portefeuille. Quels sont les seuils pour le compte-titres ?Les gestions profilées sont accessibles à partir de 500 000 euros. Une offre sur mesure est proposée dès un million d’euros.Quels sont vos objectifs ? La gestion externe représente autour de 200 millions d’euros d’encours et notre volonté est de continuer à la faire croître. A court terme, l’enjeu est d’aller à la rencontre des CGP et family offices pour présenter notre offre et l’adapter à leurs besoins.