Nortia a publié la 18e édition de son Observatoire pour le premier trimestre 2025, marqué par un manque de visibilité et les incertitudes politiques. Construit sur la collecte et sur les mouvements d’arbitrage de plus de deux mille huit cents conseillers en gestion de patrimoine partenaires de Nortia, l’Observatoire brosse un panorama de leur activité en assurance-vie, en compte-titres et en plan d’épargne-retraite (PER). Lors du premier trimestre, la collecte brute s’est orientée vers les unités de compte (UC) à 51 %. Dans le détail, les conseillers en gestion de patrimoine ont privilégié les produits structurés qui ont vu leur flux augmenter de 4,20 points (30 % des UC). Viennent ensuite les actions pour 15,50 % des parts d’UC, principalement allouées sur des fonds globaux et sectoriels. Les CGP privilégient toujours la gestion active : seule 7 % de la poche actions est investie dans des ETF. Les fonds obligataires reculent d’une place à 15,10 % des parts d’unités de compte (42 % de la collecte obligataire est orientée vers les fonds datés) et les fonds monétaires jouent pour 11,50 %. Les fonds diversifiés et les fonds de gestion alternative représentent respectivement 9,70 % et 8,30 % de la collecte UC. Enfin, la pierre-papier n’atteint que 1,80 % de la collecte. Sur les comptes-titres, l’Observatoire indique que « Les volumes d’investissement en compte-titres restent en ce premier trimestre stables et sur les mêmes niveaux qu’au dernier trimestre de l’année 2024, alors qu’ils étaient à leurs plus hauts ». Les produits structurés dominent avec près de quatre cents produits lancés. En revanche, les fonds monétaires poursuivent leur repli et l’ampleur de la décollecte s’intensifie. Par ailleurs, malgré des volumes entrants de plusieurs dizaines de millions d’euros, les classes d’actifs actions et obligataires enregistrent une collecte nette négative, en raison d’une montée des flux sortants au cours du trimestre. Enfin, les volumes alloués à la gestion alternative et aux fonds flexibles/diversifiés affichent une collecte nette stable. La gestion alternative obligataire reste plébiscitée alors que les fonds actions long/short sont davantage concernés par des rachats.