Iroko Atlas poursuit sa trajectoire

17/06/2026 - source : Investissement Conseils

La société de gestion Iroko accélère le développement de sa SCPI Iroko Atlas, entrée dans sa première année de commercialisation, en concentrant ses investissements sur les marchés européens.

Lancée fin 2024 sur les fonds propres de la société de gestion Iroko, la SCPI Iroko Atlas s’est fait une place sur le marché très bataillé des véhicules tournés vers l’international. Elle a connu un lancement commercial réussi en septembre 2025, marqué par une stratégie volontairement offensive. « Les souscripteurs ont bénéficié d’une décote de 9 %, puis d’une décote supplémentaire de 4 % en novembre. Résultat : 60 millions d’euros ont été collectés en seulement quatre heures et demie ! », relate Pierre-Antoine Burgala, directeur général d’Iroko. L’ouverture de la commercialisation, en décembre, au prix standard, avec un ticket d’entrée abaissé à 200 euros, n’a pas ralenti la dynamique : 18 millions ont été collectés sur le seul mois de décembre. A fin décembre 2025, la capitalisation atteignait 81,5 millions d’euros, avant de progresser à environ 120 millions, fin mars 2026.Une dynamique d’investissement soutenueLa société de gestion s’était fixée pour objectif d’investir rapidement environ 50 millions d’euros. « Le portefeuille a été constitué dans des délais courts, à des conditions de prix favorables. La valeur d’expertise ressort, en effet, supérieure d’environ 11 % au prix d’acquisition, ce qui a permis de gommer les décotes accordées aux souscripteurs », explique Pierre-Antoine Burgala. Au 31 décembre 2025, la valeur de reconstitution d’Iroko Atlas s’établit à 204,87 euros par part, offrant aux investisseurs un point d’entrée attractif, malgré un portefeuille déjà bien constitué. En 2026, la collecte reste très élevée, comprise entre 15 et 20 millions par mois, et permet à Iroko de poursuivre activement ses acquisitions. L’opération réalisée aux Pays-Bas, à Asen, illustre cette stratégie : des commerces situés dans des zones fréquentées, à proximité d’enseignes, comme H&M ou Rituals. « Iroko Atlas reprend les fondamentaux qui ont fait le succès d’Iroko Zen, à savoir, une forte granularité, avec des actifs de 4,5 à 5 millions d’euros en moyenne, très diversifiés », indique le directeur. Le fonds compte déjà une quinzaine d’actifs et cible un spectre large de typologies, en fonction des opportunités de marché. Les acquisitions ont été réalisées sur des rendements acte en main compris entre 8 % et 8,75 %, avec l’ambition de maintenir une diversification à la fois géographique et sectorielle, notamment autour du commerce, mais aussi de la santé, de l’hôtellerie et des locaux d’activité.Une concentration assumée sur l’EuropePrivilégiant une trajectoire régulière et cohérente dès sa première année d’existence, Iroko Atlas affiche, en 2025, une performance globale annuelle (PGA) de 9,41 %, intégralement portée par le taux de distribution. « La confiance se construit dans la durée, et non par des effets d’annonce », estime Pierre-Antoine Burgala. Malgré les prédictions de baisse des taux pour 2025, Iroko a maintenu une politique d’investissement sélective et offensive qui a porté ses fruits. En outre, si les Etats-Unis et le Canada restent théoriquement dans le périmètre d’investissement d’Iroko Atlas, aucun déploiement n’est envisagé à court terme. « Le taux de change euro dollar défavorable, un contexte américain instable et la taille encore limitée d’Iroko sur ces marchés limitent la pertinence d’une telle stratégie », explique le directeur. La société de gestion affirme concentrer ses allocations sur les marchés d’Europe de l’Ouest, avec une ouverture mesurée et vigilante sur l’Europe centrale, qui disposent du meilleur couple rendement-risque du moment.