Natixis IM a publié les résultats de son enquête mondiale sur l’Industrie de la gestion de patrimoine et de la gestion privée 2025 menée auprès de 520 professionnels de de la gestion de patrimoine et de la gestion privée de 20 pays (15 % des répondants sont d’origine française).
Selon celle-ci, au cours des cinq dernières années, l’industrie a connu une augmentation de 20 % des actifs sous gestion à l’échelle mondiale et cette tendance devrait s’accentuer, avec une croissance estimée des encours sous gestion à 13,7 % en 2025 (en Europe, la hausse attendue est de 11,2 %, et en France, de 8,4 %). Néanmoins, l’étude met en lumière les principaux défis pour ces professionnels.
Adopter l’IA
79 % des interrogés voient en l’IA un moteur de croissance des bénéfices pour la prochaine décennie. En France, 69 % des professionnels exploitent déjà l’IA pour détecter des opportunités et affiner leurs décisions d’investissement. À l’échelle mondiale, 58 % estiment que les entreprises qui négligent l’IA risquent de perdre en compétitivité (ce pourcentage monte à 67 % pour la France).
Par ailleurs, l’IA transforme également l’offre de services : 77 % des conseillers prévoient d’élargir leur gamme grâce à elle. Cependant, 52 % s’inquiètent de la montée en puissance des plateformes de « robot-conseillers ».
Promouvoir les actifs privés en 2025
48 % des répondants jugent que leur capacité à répondre à la demande de diversification via les actifs privés sera décisive pour leur croissance en 2025. Aujourd’hui, 88 % des portefeuilles sont constitués d’actifs côtés, contre 12 % d’actifs privés.
En France, 72 % des profesionnels estiment que les nouvelles structures d’investissement facilitent l’accès aux actifs privés pour les particuliers, contre 66 % au niveau mondial. 81 % des conseillers français voient dans l’épargne retraite un levier idéal pour intégrer ces actifs.
Néanmoins, 42 % estiment que la compréhension limitée de la liquidité par les clients peut constituer un obstacle à l’incorporation des actifs privés. Toujours est-il que 92 % prévoient d’augmenter ou de maintenir leur offre de crédit privé et 91 % envisagent de faire de même pour le capital-investissement.
Investissement responsable, une belle dynamique en France
En France plus particulièrement, l’investissement responsable gagne en importance, avec 81 % des répondants français prévoyant d’étoffer leur offre en investissements durables, contre 45 % au niveau mondial.
Incertitudes économiques
Les perspectives économiques restent contrastées selon les professionnels. 50 % des professionnels anticipent un atterrissage en douceur pour leur région. Cette prévision atteint 68 % en Asie, 58 % aux États-Unis, mais descend à 46 % en Europe et 37 % au Royaume-Uni. Enfin, 61 % des répondants européens redoutent le spectre de la stagflation.
Pour cette année, les principales préoccupations identifiées sont :
- de nouveaux conflits géopolitiques (38 %) ;
- une nflation persistante (37 %) ;
- l’intensification des tensions existantes (34 %) ;
- les relations États-Unis-Chine (34 %) ;
- et le risque d’éclatement d’une bulle technologique (27 %).